D’un repas partagé au témoignage de l’amour du Christ (message de L’Évêque juin 2026)
En mars dernier, je vous avais invités à vous joindre à moi et à mon équipe pour un dîner de collecte de fonds exceptionnel, le 1er mai 2026. Votre réponse m’a agréablement surpris, tant vous avez été nombreux à soutenir généreusement cette initiative. Je tiens à remercier chacun d’entre vous d’avoir été présent et d’avoir fait de cette soirée un moment exceptionnel de fraternité et d’amitié.
Avant de vous faire part des résultats de ce projet, permettez-moi d’abord de vous expliquer sa raison d’être et les motivations qui nous ont poussés à le mener à bien.
J’ai eu la chance de passer près de dix ans au sein d’une communauté qui m’a aidé à renouer avec mes racines culturelles, celles qui m’ont appris l’importance des réunions familiales autour d’un repas. Au fil des ans, ces moments de partage m’ont offert les instants les plus significatifs et les plus mémorables de notre cheminement commun avec Dieu. Ce sont précisément ces moments-là qui ont rendu la Parole de Dieu plus tangible. Ils étaient véritablement l’incarnation du lien profondément enraciné entre l’humain et le divin. La joie qui remplissait nos cœurs nous a aidés à surmonter les conflits et les désaccords que toute communauté, qu’elle soit chrétienne ou non, peut connaître.
Mais au-delà de cette communauté, le partage d’un repas reste un facteur important de cohésion au sein de toutes les sociétés humaines. Partager la nourriture est un acte puissant et universel qui transforme le simple fait de manger en une occasion d’approfondir les liens humains.
Les repas occupent une place prépondérante dans les Saintes Écritures, et l’un des récits les plus connus où Jésus partage un repas est celui où quelques pains et quelques poissons sont distribués à 5 000 personnes (Matthieu 14, 13-21). Ce qui semblait impossible aux yeux des humains est devenu un grand miracle de l’amour généreux de Dieu, qui embrasse tout le monde sans distinction. Cela a fait du fait de manger ensemble une valeur fondamentale à travers les cultures et à travers l’histoire, et pour nous, chrétiens, cela dépasse la simple nécessité biologique pour devenir un acte profondément spirituel.
C'est à la dimension spirituelle de ce geste que fait référence un autre récit bien connu, celui de la Cène, le dernier repas de la Pâque que Jésus a partagé avec ses douze disciples à Jérusalem avant sa crucifixion (Matthieu 26, Marc 14, Luc 22 et Jean 13). Au cours de ce repas, Jésus a institué l’Eucharistie (la Sainte Communion), identifiant le pain comme son corps et le vin comme son sang de la nouvelle alliance pour le nouveau peuple de Dieu — un peuple composé de frères et sœurs, d’amis et d’êtres humains de toutes origines.
Lors de notre dîner du 1er mai, j’ai remarqué que certaines personnes parlaient anglais et d’autres français, créole, swahili ou espagnol, etc. Nous n’avions pas besoin de parler la même langue pour nous comprendre : la nourriture était notre langage, car elle avait le pouvoir de transcender les différences culturelles et linguistiques. La preuve en est simple. Nous n'avions pas besoin de connaître le nom d'un plat ni la façon dont il est traditionnellement préparé pour en apprécier les saveurs. Seules nos bouches et nos langues connaissaient la vérité et pouvaient nous rassurer.
Ce dîner de printemps nous a permis de récolter près de 5 000 $. Comme annoncé, ces fonds seront consacrés au soutien de notre pastorale des jeunes afin de bâtir un avenir solide et durable. Nous tenons également à vous assurer que le dîner de l’évêque figure toujours à notre programme et que nous comptons bien avoir le plaisir de vous y inviter à l’automne. Nous envisageons de conserver le format général, avec quelques ajustements. De plus amples informations vous seront communiquées en temps voulu.
Merci beaucoup de nous avoir fait découvrir les histoires qui se cachent derrière chaque plat et chaque élément du menu. Nous avons beaucoup appris les uns sur les autres, sur nos familles, nos cultures et nos parcours personnels. J’espère qu’après cette rencontre, nous pourrons transformer ce qui n’était au départ qu’un simple repas en un mouvement d’amis engagés à partager l’amour de Jésus-Christ partout dans ce diocèse.
+Victor-David Mbuyi Bipungu
Vous cherchez une paroisse anglicane qui offre un culte en français ? Voici la liste des églises qui y participent :
La cathédrale Christ Church (centre-ville de Montréal)
L'église de la Nativité (Rosemère)



